L'acuponcteur - par K.
Mon père au téléphone un jour en 2000:
« Arrête avec tes charlatans et va voir un vrai médecin ! »
« Mais Papa ! ce sont tous des charlatans. »
« Hum » il ne pouvait pas dire le contraire.
Mais je comprends son point de vue. C’est vrai que j’ai été voir beaucoup de thérapeutes aux méthodes plus ou moins étranges et des guérisseurs parfois bizarres. Cela me semble un peu ridicule en y repensant. Ridicule surtout parce que je ne suis toujours pas guérie ! Mais comme je vous ai dit, à l’époque ça entretenait mon espoir et ça n’a pas de prix. Et il faut avouer : je ne peux pas savoir dans quel état je serais maintenant si je n’avais pas rendu visite à tous ces « charlatans ». Certains m’ont soulagée. C’est déjà ça !
C’était mon thérapeute alternatif qui m’avait parlé de M. Schümperli. Celui qui réaligne l’atlas. Il m’a également parlé d’un acuponcteur, d’une guérisseuse, d’une masseuse. Je les ai essayé tous.
J’ai tout de suite détesté l’acuponcteur. J’ai abîmé son pull en cachemire. Sans faire exprès.
Il était Suisse, pas Chinois. Prétentieux, trop fier de lui pour inspirer confiance. Il me coupait la parole, était persuadé, sans m’avoir écoutée, que j’aurais de la peine à guérir parce que j’avais arrêté de travailler.
Comme beaucoup de ses confrères, il voyait la fibromyalgie comme une maladie psychosomatique. Il me parlait de ce qu’un acuponcteur doit parler je suppose…des méridiens, des énergies en déséquilibre, du lien entre le corps et l’esprit … des philosophies qui m’étaient familières et que je respectais. Mais il parlait d’une manière autoritaire, paternaliste, supposant que j’étais née de la dernière pluie et n’avais jamais fait de travail sur moi-même.
Exemple d’un échange entre lui et moi :
Lui : « La fibromyalgie est une maladie somatoforme… (bla bla bla) »
Moi : « Je m’en fiche… »
Lui : (me coupant la parole) « Non, vous ne vous en fichez pas ! »
Moi : « .. que ce soit dans ma tête ou non, je veux en être soulagée. »
Il m’a dit que je devais essayer au moins 10 séances chez lui sinon il ne fallait rien espérer. J’ai été d’accord.
Il a dit que la fibromyalgie était du vent. Il voulait me provoquer sans doute, mais je savais que parler des éléments comme la terre, l’air, le feu, le vent, était usuel en médecine chinoise et je n’ai rien dit.
J’ai essayé de lui donner une chance, mais je ne l’aimais pas. On discutait un peu avant chaque séance et nos entretiens ressemblaient à des affrontements. Je me sentais jugée et refusais son attitude. Lui, voulait avoir raison alors qu’il savait moins que moi sur ma maladie. Ensuite il me piquait avec ses aiguilles et me laissait seule. Il revenait au bout de 20-30 minutes pour les enlever. Il oubliait souvent d’enlever une ou deux aiguilles de mon cou. Je les enlevais moi-même et les lui rendais en sortant. J’ignore si ça l’embarrassait.
Comment j’ai fait pour abîmer son pull en cachemire ?
Pendant la période de 10 semaines que j’allais chez lui, j’ai eu un petit accident lors d’une promenade avec mon chien: je suis tombée sur l’arrière de ma tête. J’ai eu des points de suture, mais le pire était que ça a traumatisé mon oreille interne créant des vertiges qui devenaient violents lorsque je me couchais et me relevais. Un jour chez l’acuponcteur je me suis relevée de ma position couchée alors qu’il était à côté de moi. Il faut savoir que ces vertiges me donnaient l’impression que la pièce était en train de se retourner sur elle-même et j’étais aveuglée. Ca m’effrayait à un point que je me cramponnais à qui se trouvait près de moi. J’ai donc pris deux poignées de main du pull en cachemire que portait l’acuponcteur et je l’ai tordu de toutes mes forces en criant « Ahh ! Ahh ! Ahh ! Ahh !» en crescendo.
Lors de ma prochaine visite, l’acuponcteur, l’air un peu amusé, m’a demandé de faire moins de bruit car sa secrétaire était à côté et pouvait se poser des questions.
J’ai fini les dix séances. J’ai tenu parole. Je me demande pourquoi souvent je me force à faire des choses désagréables et difficiles.
En le quittant pour la dernière fois, j’ai dit à l’acuponcteur que j’arriverais à me guérir moi-même et que j’écrirais un livre sur le sujet pour que le monde entier sache se guérir de la fibromyalgie. J’étais si ambitieuse à l’époque ! Il m’a dit de repasser chez lui avec mon livre. Il m’a dit de commencer tout de suite à l’écrire. C’était un bon conseil.
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13 Janvier 2008 à 11:37 dans
- Général



Martial, je n'ai jamais besoin de regarder ta signature pour savoir que c'est toi qui écrit! Mais qu'est-ce donc un capilliculteur???? un coiffeur?
Posté par K. — 14 Jan 2008, 15:32
Mais quel espèce d'enfoiré ce mec!!! Excuse-moi d'être si vulgaire mais ça me met dans une rage terrible!!! Tu devrais nous dire son adresse pour que plus personne n'aille chez lui! Et en plus gonflé! Tu devrais lui envoyer l'adresse de ce blog pour qu'il se remette en question!!! Avec toute Mon Amitié...A
Posté par A — 13 Jan 2008, 15:10