Jeudi 12 juillet 2007 - par A.
Ce soir, mon compagnon de vie et moi étions invités chez une amie pour manger. Nous avons fait la connaissance de deux autres personnes. Nous formions un groupe de cinq personnes. A part moi qui suis à l’AI, tout le monde travaille, soit à plein temps, soit moins. Eh bien toutes se sont plaintes de douleurs. Mal de dos, de dents, fatigue et insomnies etc, etc…Je suis la seule dans ce groupe à ne m’être pas plainte ! Je n’ai rien osé dire…Juste une petite allusion sur ma prise de médicaments qui m’empêchait de boire un verre de vin en mangeant. Personne ne m’a demandé ce que j’avais. Ni comment j’allais. Mon compagnon et notre amie sont au courant bien entendu. Parfois j’attends des autres qu’ils me libèrent de cette honteuse prison qui est la maladie chronique avec juste trois mots : comment vas-tu ? Pas un passe-partout comme : ça va ? où je répondrais machinalement : bien merci et toi ?
J’en arrive certains jours à ne plus aimer ma vie. Tout est si fatigant. Tout me paraît insurmontable ! Voici plusieurs mois que j’ai laissé en plan le portrait de A que j’avais commencé à peindre….
Maintenant que nous sommes rentrés et qu’il est tard, mon ami s’est plongé dans ses mots croisés. Cela me laisse du temps pour écrire. Je soulève le nez de mon cahier et j’essaye de communiquer. Rien, pas de réponses ! Alors je m’amuse à dire des gros mots, mais sur un ton normal, et même en chantonnant. Après je rigole ! Il lève les yeux, me sourit, mais n’a aucune idée de ce que je viens de dire ! La vie de couple, quel mystère mais quel immense amour !
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18 Juillet 2007 à 10:40 dans
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