12 juillet 2007 - Frankenstein - par K.
Le matin je sors du lit et je marche comme Frankenstein parce que ça fait si mal dans tout mon corps rien que de poser les pieds par terre. J’essaye d’arriver aux toilettes à temps. C’est l’angoisse.
Ma tête fait mal mais je sais que plus tard je me sentirais un peu mieux et je pourrais m’occuper sans penser aux douleurs. Je pourrais me concentrer sur la beauté qui m’entoure. Mon chien, mon chat, le gardénia que l’on m’a offert hier. Ou je pourrais lire. Plus tard je pourrais peut-être même aller au cours d’aqua-gym.
En 1999, au début de cette maladie, ce n’était pas comme ça. J’avais peur de mon état et peur qu’il s’empire. J’avais l’impression de porter une combinaison de plongée trop serrée avec des cailloux à l’intérieur. Parfois ma colonne était prise comme si j’étais une marionnette à laquelle on avait trop serré les ficelles. Sous mes omoplates des douleurs lancinantes, sous les bras ou sur les côtes, des coups de couteau.
Je ne sais pas comment j’ai fait pour continuer ainsi.-
12 Juillet 2007 à 14:58 dans
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