La joie de vivre - par K.
C’est toujours de bouche à oreille que j’attrape le virus de « l’espoir de guérir ». La plupart des gens dans mon entourage savent que je suis malade alors parfois un ami, une connaissance, me téléphone et me raconte que tel praticien l’a aidé ou a fait des merveilles pour la santé de quelqu’un et me voilà enthousiasmée, prête à essayer.
C’était en 2001 qu’une amie m’a conseillée une naturopathe chez qui je suis allée plusieurs fois. Ce médecin m’a tout de suite dit qu’elle ne pouvait pas guérir la fibromyalgie mais qu’elle pouvait améliorer mon état. J’aurais plus d’énergie, plus de mobilité, m’a-t-elle prédit.
Elle m’a tout de suite envoyée faire une prise de sang pour une analyse approfondie. Je n’avais aucune idée que mon sang pouvait dire autant sur ma personnalité ! Je regrette que je ne retrouve plus la copie de cette analyse. Elle décrivait étonnamment bien ma façon de gérer mes problèmes, mes forces et faiblesses émotionnelles et autres détails plutôt intimes de ma vie intérieure.
Vous commencez peut-être à me trouver naïve, si ce n’était pas déjà fait depuis longtemps ! Je crois que c’est plutôt que je veux absolument croire à tous ce qui me donne de l’espoir. Je crois que je suis tellement déçue par la médecine allopathique que je mets tous mes espoirs dans les médecines alternatives, aussi bizarres soient-elles.
Dans mon sang, cette naturopathe a également trouvé trop d’ammoniaque. Elle regrettait que je ne puisse pas arrêter de fumer. (Ce n’est qu’en 2004 que j’ai enfin fait ce grand pas.)
C’est vrai que je me suis sentie mieux à un moment donné. C’est toujours difficile de savoir pourquoi on se sent mieux et si ça va durer. Elle me donnait des conseils alimentaires. Par exemple cuire les fruits. Grâce à elle, j’ai inventé un dessert délicieux : des pommes, figues séchées et pêches cuites avec un peu de cannelle (pas besoin de sucre). Elle me conseillait aussi de manger de la soupe japonaise (Miso) et autres ferments lactiques. Elle m’a même une fois donnée une sorte d’encens à mâcher !
De plus en plus bizarre ! A force de vous raconter toutes ces diverses expériences que j’ai faites en cherchant à améliorer ma santé au cours des 10 dernières années, je commence à trouver ça comique. Et je n’ai pas fini ma liste de personnes consultées !
Je vais probablement bientôt arriver à la conclusion que je savais déjà au fond de moi: personne ne peut me guérir à part moi-même et il serait injuste de penser autrement. Une maladie a tellement de leçons à nous donner sur notre façon de vivre et sur nos priorités, sur notre vie intérieure et spirituelle.
Guy Corneau a écrit un livre intéressant « La Guérison du Cœur » inspiré par sa propre expérience avec une maladie grave. Il y a écrit plein de choses importantes mais j’aimerais juste citer ce paragraphe :
« Peu importe si l’on se guérit avec des médicaments chimiques ou naturels, par des moyens classiques, psychologiques ou spirituels ; ce qui compte, c’est de participer consciemment à sa propre guérison, c’est de solliciter de façon consciente la réponse de son corps au traitement. Alors nous faisons l’expérience que nous avons la possibilité de stimuler les forces régénératrices qui dorment en nous. […] Se réveiller, devenir présent à soi et à ses propres potentialités oubliées, voilà ce à quoi chaque souffrance nous invite. »
La joie de vivre. J’avais oublié cet élément! C’est ce qui compte le plus finalement.
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20 Janvier 2008 à 17:27 dans
- Général



Frenesie, merci pour tes messages. Je suis désolée pour ton fils et ton amie. C'est une des théories que c'est le cerveau qui nous crée toutes ces souffrances, mais ça me paraît un peu trop facile.
A. mon Amie, je crois que G. Corneau a voulu dire que c'est justement notre différence à quoi on doit devenir plus présente.
bisous à vous deux qui me soutiennent si bien.
Posté par K. — 22 Jan 2008, 21:24
Tu n'es pas naïve, je ferai exactement la même chose crois moi. C'est pas à cause de vous cette maladie, je pense que le cerveau doit vous jouer de sacrées farces car c'est lui qui commande il ne faut pas l'oublier, c'est tellement complexe un cerveau, il paraît que nous n'en utilisons que le 10% ? Je me souviens plus du chiffre exact. Mon fils de 9 ans en fait la triste expérience, il est dysphasique et mon amie de 35 ans a la sclérose en plaque je crois bien que c'est aussi à cause du cerveau non ? Ce qui m'agace c'est qu'il y a pas mal de charlatans !
Posté par Frenesie — 21 Jan 2008, 16:29