Coeurs... par K.

Je n’ai plus écrit parce que je travaille sur notre futur livre. Je relis le blog et je fais quelques corrections et modifications. J’ai de la peine à croire en ce livre mais j’y travaille quand même.
Tristes nouvelles : A. a perdu son papa. Heureusement, il a eu le temps de lire la lettre ouverte qu’elle a publiée dernièrement sur le blog et ça l’a énormément touché. Il nous regarde sûrement depuis son étoile.
J’ai été voir le cardiologue aujourd’hui parce que j’ai un souffle au cœur qu’il faut surveiller mais surtout parce que j’ai eu des symptômes qui m’inquiétaient. Tout le mois d’octobre et plusieurs fois par heure mon cœur semblait s’arrêter et puis reprendre avec un grand boum. En ces moments-là je me sentais manquer d’oxygène et j’avoue que j’ai failli appeler SOS Médecins plus d’une fois. (Hypochondrie ???) Le cardiologue dit que ce symptôme n’est pas grave puisque je ne perd pas connaissance. Pour lui et mon médecin généraliste c’est dû à l’anxiété. Tant mieux mais j’ai toujours été anxieuse et je n’avais pas ce symptôme-là ! C’est plutôt effrayant mais je fais avec maintenant que ça ne m’arrive plus que 7-8 fois par jour.
Mon cœur essaye d’attirer mon attention. C’est peut-être parce que je n’ai pas assez pleuré pour ma mère ? Je n'ai plus envie de ressentir ce que je ressens face à sa situation. Ma mère souffre, entre autres, d'insuffisance cardiaque. Et moi peut-être d'insuffisance de coeur.
A part ça, je parle comme une vieille mais je trouve Genève invivable, sale, dangereuse, tristement changée. Les transports publics : il faut attendre au moins 10 minutes pour ensuite rester debout dans le bus et se cramponner lorsque ça freine brusquement. Les nouveaux bus ont moins de poignets ou de barres pour se tenir et c’est très angoissant et bonjour les douleurs. Et les travaux à Genève font que les arrêts de bus sont déplacés et je dois marcher davantage, incommodée par le bruit, la circulation… bref, j’ai de nouveau passé un après-midi infernal en ville. Il y a trop de monde. Le gens marchent si vite et m’écraserait si je n’étais pas si grosse. Malgré mon volume, ils font semblant de ne pas me voir. Et les cyclistes qui ont tous les droits, ne voient ni piétons, ni voitures… Comment font les gens qui sont plus handicapés que moi ? Bientôt je vais devoir prendre le taxi!
J’aimais Genève avant. Un bijou resplendissant au bout d’un lac cristallin. Mais maintenant… Parfois je voudrais rester chez moi pour de bon. Ne plus jamais sortir.
-
18 Novembre 2009 à 23:00 dans
- Général



