COUP DE BLUES… par A.

Vendredi Saint : Nous revenions de promenade avec les chiens sous une pluie diluvienne, quand, à la croisée d’une rue, une jeune femme marcha devant nous. Abritée sous un grand parapluie marron, j’arrivais tout de même à observer ses cheveux bien mis et son corps habillé d’un manteau saillant. Elle était chaussée d’escarpins, ce qui galbait ses jambes aux bas de soie. Sa démarche était élégante comme celle des gens plein d’assurance et de confiance en soi ! Le bruit de ses hauts talons sur le bitume mouillé rythma le blues d’un temps lointain ! D’un temps révolu ; avant, quand j’allais bien…
Les dimanches après-midi de pluie, sous un grand parapluie, les cheveux au vent mais habillée élégamment et chaussée de hauts talons, je me promenais, allant tout simplement boire un café avec ma mère ou visiter une galerie de peinture. Avant, quand je n’étais pas encore malade ! Moi aussi je marchais pleine d’assurance et sûre de moi…
Maintenant le froid ou même la pluie m’obligent à enfiler trois couches d’habits pour ne pas accentuer les douleurs ! J’ai l’impression que c’est la première année de ma vie où j’ai aussi froid ! Quant à mes pieds, ils sont au chaud dans des godillots plats, genre caterpillar ; histoire d’être en bon équilibre, de ne pas glisser et surtout de pouvoir marcher le lendemain ! (ce qui me serait impossible même avec un talon de 3 petits centimètres, j’en ai fait l’expérience). Bref avec cet accoutrement, j’ai l’air d’un nain de jardin, alors comprenez mon coup de cafard ? J’ai beau me dire qu’avec des souliers hauts ou plats, ma tête ne change pas, j’ai contracté le blues d’un dimanche de pluie…
UNE SEMAINE PLUS TARD…
Vendredi soir : il pleut ! Dernière ballade du soir pour les chiens. Je marche en fredonnant une chanson de Nougaro ( la pluie fait des claquettes sur le trottoir à minuit...) Devant un bar des gens s’agglutinent pressés d’aller s’amuser. Je fais un écart avec le chien et là, en une seconde, mes deux pieds sont pris au piège et je m’étale de tout mon long sur le trottoir ! Personne ne bouge, mais mon ami qui marchait devant, revient pour m’aider. Mes chevilles sont prisonnières d’un lasso en fil de pêche ! Comment pouvais-je le voir ? Il était transparent !
Heureusement rien de cassé, mes trois couches d’habits ont amorti le choc ! Juste un peu mal partout, mais ça j’ai l’habitude ! Mais cela m’a appris une chose :
Mieux vaut se casser la figure avec des souliers plats qu’avec des talons hauts ! D’abord on tombe de moins haut et on a l’air moins conne ! Depuis mon blues a disparu un peu et vu le printemps naissant j’ai l’espoir d’avoir moins froid…
A bientôt…A
-
31 Mars 2008 à 15:54 dans
- Général

