Ce qui vaut la peine de vivre - par K.
Ce qui vaut la peine de vivre ce sont ces moments de beauté inattendue. En sortant du Café du Centre un soir, A. et moi en train de discuter (comme toujours, on avait trop à se dire et pas assez de temps) et les arbres étaient remplis d’étourneaux en train de chanter de leur prochain voyage vers des pays plus chauds. J’étais émerveillée aussi parce que j’oublies chaque fois que certains pavés de la Place du Molard brillent le soir et sont inscrits de slogans dans toutes les langues.
Un autre soir, après une excellente fondue au Champagne aux Bains des Pâquis avec la meilleure vue possible sur la rade de Genève, une immense Lune Orange nous attendait. Scintillant sur le lac, les étoiles bleues, rouges et dorées paraissaient comme des cristaux de glace. A. m’a dit qu’il se passait toujours quelque chose d’extraordinaire quand on est ensemble. C’est vrai que nos sorties, nos partages, sont les meilleurs moments de la semaine. La dernière fois que je l’ai vue, A. m’a offert le dernier livre de son écrivain préféré, Christian Bobin. Un livre sur la vie d’Emily Dickinson. Souvent, nous partageons nos écrivains préférés.
Ces moments-là valent la peine de vivre même avec des douleurs.
Et hier soir la Revue de Genève. Magnifique ! Ca vaut presque la peine de subir les bêtises de nos politiciens et administrateurs pour en rire à ce point en fin d’année. Eh oui, Genève va très mal mais on voit qu’il y a encore des gens sensés et talentueux pour en faire une parodie. Je vais vous paraître vieux jeu : tellement de choses vont mal à Genève mais la propreté c’est ce qui me manque le plus.
J’ai croisée une ex-collègue à la Revue. Une de celles qui m’a « mobbée » il y a bientôt dix ans, mais du coup, je me suis rendu compte que depuis le temps il y a prescription et de toute manière je l’ai toujours aimée cette collègue, c’est peut-être pour cela que j’ai été si profondément blessée par son comportement de l’époque.
Autres bonne nouvelles : JC s’est souvenu de ma peine dans les escaliers. Il m’a aidée en se mettant devant moi pour descendre (nous étions au balcon de ce joli petit Casino Théâtre). JC sait que ça m’aide de pouvoir poser une main sur son épaule. Et au restaurant il m’a avertie qu’il y avait un escalier à descendre pour aller aux toilettes mais que les marches étaient petites. Ca fait toujours plaisir cet égard.
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03 Décembre 2007 à 11:14 dans
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