Chez Genton - par K.
J’ai vu tellement de médecins, guérisseurs, masseurs et autres thérapeutes dans ma vie que j’ai pensé que ça serait sympa de vous raconter quelques-unes de mes aventures.
Je commencerais avec Christian Genton que je n’ai pas vu depuis 1994 ou 95. Je ne sais pas ce qu’il est devenu. Probablement il est toujours là. Plusieurs personnes m’avaient parlé de lui en bien. Ce rebouteux « medecine man » Suisse à l’âme amérindienne habitait/habite à Bérolles sur Bières dans une jolie maison près de la fontaine du village. J’allais le voir déjà avant d’être diagnostiquée avec la fibromyalgie parce que j’avais parfois des lumbagos.
Chez lui, une pièce était transformée en une sorte de musée avec des animaux empaillés. Il nous a expliqué qu’il avait écorché ces animaux pour comprendre leur musculature, ce qui l’aidait dans son travail de rebouteux. A l’étage, il vendait des disques, bijoux, capteurs de rêves et autres produits des indiens d’Amérique. Il faisait lui-même des mocassins cousus avec des petites perles et d’autres objets typiques amérindiens.
Une fois, comme on est arrivé chez lui avec notre chien, il a cru que c’était le chien qui avait besoin d’être massé et pas moi, car il soigne aussi les animaux.
Son travail sur mes vertèbres était toujours douloureux mais rapide et efficace. Il ne demandait jamais plus de 30 francs. Une visite chez lui et je n’avais plus de problème pendant environ 6 mois.
J’étais toujours enchantée d’aller chez lui. Il était une des seules personnes autorisées à garder comme animal domestique une louve. Elle était plus douce et gentille qu’un chien et comme n’importe quel chien, elle venait nous accueillir à la porte lorsqu’on sonnait. Lors d’une de mes visites je l’ai vue dehors avec ses louveteaux. C’était magique.
J’ai peut-être tort, mais maintenant que j’ai la fibromyalgie je ne pense pas que Genton puisse m’aider. Les douleurs circulent trop. Elles s’en vont d’une partie du corps pour apparaître ailleurs. Et puis, semble-t-il, le but même de la fibromyalgie c’est de me persuader que je suis seule. Je parle de la solitude face aux médecins et thérapeutes. Du fait que je ne trouve jamais quelqu'un pour même essayer de comprendre cette maladie avec moi. Il me semble que, si tout est leçon dans la vie, la fibromyalgie existe pour nous enseigner que nous devons nous soigner et, si possible, nous guérir nous-mêmes.
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29 Novembre 2007 à 13:37 dans
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